Archives pour mars 2007

Chant pour la belle saison

 printemps

 

Rien ne ressemble plus à l’inspiration
Que l’ivresse d’une matinée de printemps,
Que le désir d’une femme.
Ne plus être soi, être chacun.
Poser ses pieds sur terre avec agilité.
Savourer l’air qu’on respire.

 Je chante ce soir non ce que nous devons combattre
Mais ce que nous devons défendre.
Les plaisirs de la vie.
Le vin qu’on boit avec des camarades.
L’amour.
Le feu en hiver.
La rivière fraîche en été.
La viande et le pain de chaque repas.
Le refrain que l’on chante en marchant sur la route.
Le lit où l’on dort.
Le sommeil, sans réveils en sursaut, sans angoisse du lendemain.

Le loisir.
La liberté de changer de ciel.
Le sentiment de la dignité et beaucoup d’autres choses
Dont on ose refuser la possession aux hommes.

J’aime et je chante le printemps fleuri.
J’aime et je chante l’été avec ses fruits.
J’aime et je chante la joie de vivre.
J’aime et je chante le printemps.
J’aime et je chante l’été, saison dans laquelle je suis né.

ROBERT DESNOS

Kimé à Madrid

Madrid, Madrid

Madrid, Madrid
Le prix que je paie
C’est encore quelques heures sans sommeil
Pour me souvenir de toi

Nilda Fernández (extrait)

La casa del Campo   La casa del Campo   Don Quijote

La cathédrale de Madrid   La plaza de toros   El Retiro

El Retiro   El Retiro   Le Palais

Les tours Europa   Bâtiment  Plaza de Espagna  Arbuste en fleur au Retiro

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Femme et chatte

 

  femme chat

Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.

Elle cachait – la scélérate ! -
Sous ces mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien…
Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien,
Brillaient quatre points de phosphore.

Paul VERLAINE

 

chat

 

Dès que le printemps revient

 

femme printemps 

 

 Les filles sont jolies
Dès que le printemps est là
Mais les serments s’oublient
Dès que le printemps s’en va
Là-bas dans la prairie
J’attends toujours, mais en vain
Une fille en organdi
Dès que le printemps revient.

(Refrain)
Non, le temps n’y fait rien
Oh non, le temps n’y peut rien

Je repense à ses yeux
Dès que le printemps est là
Je revois nos adieux
Dès que le printemps s’en va
Mais son image rôde
Au détour de mon chemin
Quand les soirées se font chaudes
Dès que le printemps revient.

Je crois la retrouver
Dès que le printemps est là
Je cesse d’y rêver
Dès que le printemps s’en va
Après bien des hivers
Pourtant mon cœur se souvient
Comme si c’était hier
Dès que le printemps revient.

Parfois je veux mourir
Dès que le printemps est là
Je crois toujours guérir
Dès que le printemps s’en va
Mais je sens la brûlure
D’une douleur qui m’étreint
Comme une ancienne blessure
Dès que le printemps revient (x2)

 

Hugues Aufray

Recette

 

coeur

Pour tous ceux que vous aimez

Envoyez un sourire

Quelques mots amicals

Un bonjour, une bonne nuit…

Pensez que l’on vous aime

Que l’on pense aussi à vous

Avec douceur et gentillesse

Ne fermez pas votre coeur

Même s’il n’y a pas de retour

Mélangez le tout avec amour et amitié

En vous disant que rien n’est perdu

Gardez l’espoir qu’à votre tour

Vous recevrez un message

Qui vous rendra heureux

Vous aidera à vivre et à continuer

D’envoyer un sourire………..

……………

Alice

 

Mutation

 

femme blanche

 

Une femme qui pleurait

Eh! Oh! Ha!

Des soldats qui passaient

Eh! Oh! Ha!

Un éclusier qui pêchait

Eh! Oh! Ha!

Les tranchées qui blanchissaient

Eh! Oh! Ha!

Des allumette qui ne prenaient pas

Et tout  

A tant changé 

En moi

Tout

Sauf mon Amour

Eh! Oh! Ha! 

 

APOLLINAIRE

                                                              

En souvenir de toi…

 

 femme chat 

LE CHAT

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;

Retiens les griffes de ta patte,

Et laisse-moi plonger dans des tes yeux,

Mêlés de métal et d’agate.

 

Lorsque mes doigts caressent à loisir

Ta tête et ton dos élastique,

Et que ta main s’énivre du plaisir

De palper ton corps électrique,

 

Je vois ma femme en esprit. Son regard,

Comme le tien, aimable bête,

Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

 

Et, des pieds jusqu’à la tête,

Un air subtil, un dangereux parfum

Nagent autour de son corps brun.

 

BAUDELAIRE

Les fleurs du Mal

12

Auteur :

alicee

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