Archives pour avril 2007

LES LILAS ET LES ROSES

Lilas

O mois des floraisons mois des métamorphoses
Mai qui fut sans nuage et Juin poignardé
Je n’oublierai jamais les lilas ni les roses
Ni ceux que le printemps dans les plis a gardés

Je n’oublierai jamais l’illusion tragique
Le cortège les cris la foule et le soleil
Les chars chargés d’amour les dons de la Belgique
L’air qui tremble et la route à ce bourdon d’abeilles
Le triomphe imprudent qui prime la querelle
Le sang que préfigure en carmin le baiser
Et ceux qui vont mourir debout dans les tourelles
Entourés de lilas par un peuple grisé

Je n’oublierai jamais les jardins de la France
Semblables aux missels des siècles disparus
Ni le trouble des soirs l’énigme du silence
Les roses tout le long du chemin parcouru
Le démenti des fleurs au vent de la panique
Aux soldats qui passaient sur l’aile de la peur
Aux vélos délirants aux canons ironiques
Au pitoyable accoutrement des faux campeurs

Mais je ne sais pourquoi ce tourbillon d’images
Me ramène toujours au même point d’arrêt
A Sainte-Marthe Un général De noirs ramages
Une villa normande au bord de la forêt
Tout se tait L’ennemi dans l’ombre se repose
On nous a dit ce soir que Paris s’est rendu
Je n’oublierai jamais les lilas ni les roses
Et ni les deux amours que nous avons perdus

Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres
Douceur de l’ombre dont la mort farde les joues
Et vous bouquets de la retraite roses tendres
Couleur de l’incendie au loin roses d’Anjou

(Le Crève-coeur, 1941)

LOUIS ARAGON

 

Rose

Eagles-Hotel California

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Pour ceux qui hésitent encore

 

Urne
Quelques soient nos idées, ils faut garder en mémoire que nos ancêtres se sont battus pour le droit de vote, les femmes n’ayant obtenu ce droit qu’en 1945, ci-dessous un peu d’histoire.

 

1791 suffrage censitaire indirect ;

En 1791, la France est gouvernée par une monarchie constitutionnelle mise en place par la Constitution du 14 septembre 1791. Dans ce régime, la Souveraineté appartient à la Nation mais le droit de vote est restreint. Le suffrage est dit censitaire ; seuls les hommes de plus de 25 ans payant un impôt direct (un cens) égal à la valeur de trois journées de travail ont le droit de voter. Ils sont appelés “ citoyens actifs ”. Les autres, les “ citoyens passifs ”, ne peuvent pas participer aux élections. Le suffrage est aussi indirect car les citoyens actifs élisent des électeurs du second degré, disposant de revenus plus élevés, qui à leur tour élisent les députés à l’Assemblée nationale législative. Après une brève application du suffrage universel masculin pour élire la Convention en 1792, le suffrage censitaire et indirect est rétabli par le Directoire en 1795. Il existe toujours des électeurs de premier et de second degré . Pour être électeur du premier degré, il faut payer des impôts ou avoir participé à une campagne militaire. Les électeurs du second degré doivent être titulaires de revenus élevés, évalués entre 100 et 200 journées de travail selon les cas. Par ailleurs, pour être élu, il faut être âgé de 30 ans minimum pour siéger au Conseil des Cinq Cents et de 40 ans pour le Conseil des Anciens.

 

  • 1799 suffrage universel masculin, mais il est limité ;
  • 1815 retour du droit de vote avec le suffrage censitaire ;
  • 1830 le cens requis pour avoir le droit de voter est abaissé de 1/3 (de 300F à 200F et limite d’âge abaissée de 30 à 25 ans) ;
  • 1848 suffrage universel masculin sauf pour les militaires, les Français habitant à l’étranger pour lesquels il faut avoir au moins 21 ans;

1944 (le 21 avril) droit de vote accordé aux femmes. Les élections se font au suffrage universel et retour du suffrage universel pour l’ensemble de la population après la seconde Guerre Mondiale. Le droit de vote est aussi alors accordé aux colonies françaises lors de la conférence de Brazzaville où sont réunis le Général de Gaulle et les gouverneurs des colonies. La France combattante à Alger accorde le droit de vote aux femmes, près d’un siècle après l’adoption du suffrage universel masculin. La France est l’un des derniers pays d’Europe a avoir accordé le droit de vote et d’éligibilité aux femmes, juste avant l’Italie, la Belgique, la Grèce et la Suisse. Les femmes useront de ce droit pour la 1ère fois aux élections municipales du 29 avril 1945.

1945 (le 17 août) un peu plus d’un an après les femmes, les militaires de carrière sont les derniers citoyens français à obtenir le droit de vote. Jusque là, les militaires étaient exclus du droit de vote sous prétexte qu’ils ne devaient pas prendre parti dans les luttes politiques (ils n’ont toutefois toujours pas le droit d’adhérer à un parti politique). L’Armée ne sera donc plus surnommée la « Grande Muette ».

Le suffrage universel prend enfin tout son sens car c’est seulement à partir du 17 août 1945 (soit environ 150 ans après sa création) que tous les citoyens français majeurs sans aucune exception peuvent enfin voter.

 

  • 1974 âge du droit de vote (ou plus exactement âge de la majorité) abaissé de 21 à 18 ans par V. Giscard-d’Estaing.

Betty

 

Les noces

femmerivière 

Une femme se jette dans une rivière

Cette rivière se jette dans un fleuve

Un homme se jette dans ce fleuve

Et ce fleuve se jette dans la mer

Et la mer rejette sur la terre

Une pipe d’écume

Et la dentelle blanche de ses vagues étalées

Qui brille sous la lune

 c’est la robe de la marée

Simples cadeaux de noces de la grande marée.

 

Jacques Prévert

Fleurs du printemps

 Qui a volé notre printemps ?

C’est toi l’été pressé d’être là

Nos belles fleurs n’ont pas le temps de garder

Leurs pétales, elles meurent avant de vivre

Quelques rescapées cependant

Ont bien voulu jouer les modèles

Avant de se fâner

Bien sur il y aura les fleurs d’été

Mais elles ne sont pas encore plantées

Et si toi l’été tu ne restes pas

Pressé de nous quitter

Après nous avoir volé notre printemps

Que vont devenir nos fleurs d’été

Bien sur il y aura l’automne

Qui passera par là…

Les fleurs ne vont plus savoir 

Quand est ce qu’elles doivent flreurir ou mourir 

Seul l’hiver nous laissera l’espoir

Qu’à nouveau nos belles fleurs de printemps renaissent

Alice

Jacynthe Narcisse Narcisse

Muscari primevères blanches et jaunes Forcicia

primevères jaunes primevères blanches primevères oranges

Tulipes jardinet tulipes et pensées

fleurs fleurs des bois fleurs des bois

cliquer sur la photo pour l’agrandir :-)

Il joue avec les mots

 

Raymond 

 

Dégoutant personnage

Il est curieux! Ce type

Il est curieux!

Tout à l’heure, dans la rue, je regardais passer une

jolie femme…

Il la regardait aussi!

La même!

Je lui ai dit:

- A quoi pensiez-vous en regardant cette jolie femme?

Il m’a dit:

- A la même chose que vous!

Je lui ai dit:

- Vous êtes un dégoûtant personnage!

 

Les antipodes

On pourrait en pousser des cris d’alarme, à propos de pas mal de chose!

Parce qu’il s’en passe, des choses, dans le monde!…

Vous avez vu que les Russes avaient découvert l’anti-matière…

C’est le contraire de la matière.

Oh! ce n’est pas nouveau, je sais!…

De tout temps, chaque chose a eu son « anti »

Exemple:

Un muet, c’est un antiparlementaire.

Un athée, c’est un antimoine.

Un croyant, c’est un antiseptique.

Les Arabes du Caire sont antisémites,

et les Sémites sont anti-Caire.

 

En dernier ressort

Je connaissais un sportif qui prétendait

avoir plus de ressort que sa montre

Pour le prouver, il a fait la course

contre sa montre.

Il a remonté sa montre,

il s’est mis à marcher en même temps qu’elle.

Lorsque le ressort de la montre est arrivé en bout de course,

la montre s’est arrêtée.

Lui a continué,

et il a prétendu avoir gagné

en dernier ressort!

Les cloches et les larmes

 

64200.jpg

Sur la terre où sonne l’heure,
Tout pleure, ah ! mon Dieu ! tout pleure.

L’orgue sous le sombre arceau,
Le pauvre offrant sa neuvaine,
Le prisonnier dans sa chaîne
Et l’enfant dans son berceau ;

Sur la terre où sonne l’heure,
Tout pleure, ah ! mon Dieu ! tout pleure.

La cloche pleure le jour
Qui va mourir sur l’église,
Et cette pleureuse assise
Qu’a-t-elle à pleurer ?… L’amour.

Sur la terre où sonne l’heure,
Tout pleure, ah ! mon Dieu ! tout pleure.

Priant les anges cachés
D’assoupir ses nuits funestes,
Voyez, aux sphères célestes,
Ses longs regards attachés,

Sur la terre où sonne l’heure,
Tout pleure, ah ! mon Dieu ! tout pleure.

Et le ciel a répondu :
« Terre, ô terre, attendez l’heure !
J’ai dit à tout ce qui pleure,
Que tout lui sera rendu. »

Sonnez, cloches ruisselantes !
Ruisselez, larmes brûlantes !
Cloches qui pleurez le jour !
Beaux yeux qui pleurez l’amour !

Marceline DESBORDES-VALMORE

12

Auteur :

alicee

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