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Archives pour juillet 2007

Le mois d’août

 moissons

(Breugel)

Ô mes frères, voici le beau temps des vacances !
Le mois d’août, appelé par dix mois d’espérances !
De bien loin votre aîné ; je ne puis oublier
Août et ses jeux riants ; alors, pauvre écolier,
Je veux voir mon pays, notre petit domaine ;
Et toujours le mois d’août au logis nous ramène,
Tant un coeur qui nourrit un regret insensé,
Un coeur tendre s’abuse et vit dans le passé !
Voici le beau mois d’août : en courses, camarades !
La chasse le matin, et le soir les baignades !
Vraiment, pour une année, à peine nos parents
Nous ont-ils reconnus : vous si forts et si grands,
Moi courbé, moi pensif – Ô changements contraires !
La jeunesse vous cherche, elle me fuit, mes frères ;
Gaîment vous dépensez vos jours sans les compter,
Econome du temps je voudrais l’arrêter. -
Mais aux pierres du quai déjà la mer est haute :
Toi, mon plus jeune frère, allons ! gagnons la côte ;
En chemin par les blés tu liras tes leçons,
Ou bien tu cueilleras des mûres aux buissons.
Hâtons-nous ! le soleil nous brûle sur ces roches ! -
Ne sens-tu pas d’ici les vagues toutes proches ?
Et la mer ! l’entends-tu ? Vois-tu tous ces pêcheurs ?
N’entends-tu pas les cris et les bras des nageurs ?
Ah ! rendez-moi la mer et les bruits du rivage :
C’est là que s’éveilla mon enfance sauvage ;
Dans ces flots, orageux comme mon avenir,
Se reflètent ma vie et tout mon souvenir !
La mer ! J’aime la mer mugissante et houleuse,
Ou, comme en un bassin une liqueur huileuse,
La mer calme et d’argent ! Sur ses flancs écumeux
Quel plaisir de descendre et de bondir comme eux,
Ou, mollement bercé, retenant son haleine,
De céder comme une algue au flux qui vous entraîne !
Alors on ne voit plus que l’onde et que les cieux,
Les nuages dorés passant silencieux,
Et les oiseaux de mer, tous allongeant la tête
Et jetant un cri sourd en signe de tempête…
Ô mer, dans ton repos, dans tes bruits, dans ton air,
Comme un amant, je t’aime ! et te salue, ô mer !

  Assez, assez nager ! L’ombre vient, la mer tremble ;
Contre les flots, mon frère, assez lutter ensemble !
Retrempés dans leur sel, assouplis et nerveux,
Partons ! Le vent du soir séchera nos cheveux.

Quelle joie en rentrant, mais calme et sans délire,
Quand, debout sur la porte et tâchant de sourire,
Une mère inquiète est là qui vous attend,
Vous baise sur le front, et pour vous à l’instant
Presse les serviteurs, quand le foyer pétille,
Et que nul n’est absent du repas de famille !
Monotone la veille, et vide, la maison
S’anime : un rayon d’or luit sur chaque cloison ;
Le couvert s’élargit ; comme des fruits d’automne,
D’enfants beaux et vermeils la table se couronne ;
Et puis mille babils, mille gais entretiens,
Un fou rire, et souvent de longs pleurs pour des riens.
Mais plus tard, lorsqu’on touche aux soirs gris de septembre,
En cercle réunis dans la plus grande chambre,
C’est alors qu’il est doux de veiller au foyer !
On roule près du feu la table de noyer,
On s’assied ; chacun prend son cahier, son volume ;
Grand silence ! on n’entend que le bruit de la plume,
Le feuillet qui se tourne, ou le châtaignier vert
Qui craque, et l’on se croit au milieu de l’hiver.
Les yeux sur ses enfants, et rêveuse, la mère
Sur leur sort à venir invente, une chimère,
Songe à l’époux absent depuis la fin du jour,
Et prend garde que rien ne manque à son retour.

L’aïeule cependant sur sa chaise se penche,
Et devant le Seigneur courbe sa tête blanche.

Ecoutez-la, Seigneur, et pour elle, et pour nous !
Cette femme, ô mon Dieu, qui vous prie à genoux,
Ne la repoussez pas ! Soixante ans à la gêne,
Et toujours courageuse, elle a porté sa chaîne :
Une heure de repos avant le grand sommeil !
Avant le jour sans fin, quelques jours au soleil !

  Auguste Brizeux (1803-1858)

  (Recueil : Marie)

les moissons

(Christian Charles)

Il sera toujours là

Michel Serrault

Aurais-je un jour la possibilité d’exercer un métier qui ne me ferait pas perdre le goût de m’amuser ?

Je n’ai plus peur de la mort depuis que je sais que ne serais pas le premier à passer par là.

Si je ne suis pas devenu prêtre, c’est à cause des voeux de chasteté.

Si l’acteur ne bouscule pas la réalité pour aller plus loin dans les émotions ou dans le rire, ce n’est plus un artiste.

Le rire doit être construit, basé sur la réalité de la vie, sur des faits communs. La folie, oui, mais avec un cadre.

Un acteur est quelqu’un qui doit inventer, se laisser porter par son invention. Il est essentiel de donner un plus, de ne pas se contenter d’être un serviteur aveugle et ignare.

Poiret et Serrault

(théâtre)

La Cage aux Folles, Michel Serrault, Jean Poiret et Pierre Mondy

« Les robes de Serrault ne vont pas… la perruque non plus, d’ailleurs… Excuse-moi, Michel, mais tu es trop belle, on dirait Edwige Feuillère. Il faut tout refaire. »
« Tu veux que je ressemble à Yvette Horner, c’est ça ? » interroge Serrault, faussement indigné.
« Rassure-toi, tu n’es pas obligé de te mettre à l’accordéon ! »

Le papillon

Le papillon

Grand collectionneur, Julien se lance à la recherche de l’Isabelle, un papillon de nuit dont la beauté n’a d’égale que la rareté. Un périple de rêve dans les montagnes du Vercors. Mais c’est compter sans Elsa, une fillette de huit ans délaissée par sa mère, qui, sans le dire, a décidé de faire partie du voyage…

« Va où ton cœur te porte » Susanna Tamaro

« Le papillon » est un voyage au cœur de la vie pour deux générations qui vont finir par se rapprocher : pas à pas, ils vont se chercher, se trouver, devenir inséparables. L’un se voit porté aux nues par les yeux émerveillés d’une petite fille qui boit les paroles de « son Papy », l’autre voit en ce vieux Monsieur celui qu’elle aimerait tant appeler « Papy, son Papy ». Il faut dire que Julien, finalement, se révèle être le « Papy » qu’on voudrait tous avoir, malgré ses airs bougons, sa mine renfrognée et son côté pince-sans-rire. Et comment ne pas se laisser attendrir par cette fillette qui pose dix mille questions, qui sort des « Pourquoi? » à tout bout de champ.

Michel Serrault

C’est aujourdhui

 la mer

Le temps des vacances est de retour

Les plaisirs simples de tous les jours.

Fini le réveil qui vous sort du lit

Où vous étiez si bien, plus de sonnerie.

Revoir la mer, respirer l’air iodé

Ce dont vous avez rêvé toute l’année.

Oublier la vie de tous les jours

Les contraintes, la routine.

Savourer chaque instant  bien trop court

Retrouver avec bonheur vos amis.

Ne pas penser au retour

Qui vous prendra dans ses filets.

Alice

 

 

L’attente

l'attente

Le pire dans l’attente, c’est l’attente du pire.

Daniel Pennac

Le temps de l’attente ressemble au temps de la sécheresse ; toujours trop long.

Jovette Marchessault

Proverbes africains

beauté africaine

Tous les Blancs ont une montre, mais ils n’ont jamais le temps.

Quand on est au milieu du fleuve, on n’injurie pas le crocodile.

La lenteur du caméléon ne l’empêche pas d’atteindre son but.

Tu peux toujours faire un sac de la peau d’un éléphant, mais que vas-tu trouver à y mettre dedans ?

Le grillon tient dans le creux de la main, mais on l’entend dans toute la prairie.

Celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles.

Si en te baignant tu as échappé au crocodile, prends garde au léopard sur la berge.

Le jour éloigné existe mais celui qui ne viendra pas n’existe pas.

Si tu vois une chèvre dans le repaire d’un lion, aie peur d’elle.

C’est celui dont tu as soigné l’impuissance qui te prend ta femme.

La persévérance est un talisman pour la vie.

Homme, bois de l’eau pour te rendre beau.
Gave-toi de soleil pour te rendre fort.
Et regarde le ciel pour devenir grand.

La mort engloutit l’homme, elle n’engloutit pas son nom et sa réputation.

Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens.

Il n’y a pas qu’un jour, demain aussi le soleil brillera.

Juillet

floraison

Depuis les feux de l’aube aux fleurs du crépuscule,
Le soleil verse à flots ses torrides rayons;
On voit pencher la fleur et jaunir les sillons
Voici les jours poudreux de l’âpre canicule.

Le chant des nids a fait place au chant des grillons;
Un fluide énervant autour de nous circule;
La nature, qui vit dans chaque animalcule,
Fait frissonner d’émoi tout ce que nous voyons.

Mais quand le boeuf qui broute à l’ombre des grands chênes
Se tourne haletant vers les sources prochaines;
Quel est donc, dites-vous, ce groupe échevelé.
Qui frappe les échos de ses chansons rieuses?

Hélas! C’est la saison des vacances joyeuses…
Comme il est loin de nous ce beau temps envolé!

Louis-Honoré Fréchette

Mariage

 anneaux

Je me suis décidée à mettre ce texte, dit au mariage de mon neveu, par sa mère qui hélas a renié sa famille. J’avoue que cela m’a beaucoup pertubée. Je souhaite tout le bonheur qu’il mérite aux nouveaux mariés

texte de Martin GRAY auteur de « Au nom de tous les miens »

« Certains croient que le temps n’est plus au mariage. Qu’il suffit de vivre l’un avec l’autre sous le même toit pour que l’union soit réelle et qu’on peut ainsi, quand le temps de l’amour a cessé, se séparer, recommencer. Lavie serait ainsi une suite d’expérience que jamais le mariage ne viendrait sanctionner. Certains pensent même que le mariage est inutile, alors que des enfants naissent, et que la mère ou le père peut très bien, seul, si leur union se défait, éléver les enfants. Le mariage ne serait qu’une vieille coutume à abolir et dont ne seraient plus victimes que les naïfs.

J’ai dit que je voulais préserver la naïveté et je veux défendre aussi le mariage.

Il faut qu’à un moment donné ton engagement soit total, conclu pour l’éternité. Il faut que tu croies cela. Et c’est pourquoi j’aime que le mariage soit un sacrement, un symbole qui dans les religions, quelles qu’elles soient, a une importance capitale.

Car le mariage n’est donc pas un simple acte social. Il est cérémonie sacrée, moment où tu rentres en harmonie avec un ordre du monde. Accomplis cet acte avec gravité. Entre dans le mariage comme si tu commençais une nouvelle vie. Et c’est une nouvelle naissance pour toi. Tu vas vivre à deux. Tu vas partager. Des enfants vont naître. »

couple

 

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Auteur :

alicee

Ligue française contre la sclérose en plaque

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