Archives pour la catégorie Poésie



La petite marchande de fleur

petite fille

Elle nous proposa ses fleurs d’une voix douce,
Et souriant avec ce sourire qui tousse.
Et c’était monstrueux, cette enfant de sept ans
Qui mourait de l’hiver en offrant le printemps.
Ses pauvres petits doigts étaient pleins d’engelures.
Moi je sentais le fin parfum de tes fourrures,
Je voyais ton cou rose et blanc sous la fanchon,
Et je touchais ta main chaude dans ton manchon.
Nous fîmes notre offrande, amie, et nous passâmes ;
Mais la gaîté s’était envolée, et nos âmes
Gardèrent jusqu’au soir un souvenir amer.

Mignonne, nous ferons l’aumône cet hiver.

François COPPEE (1842-1908)
(Recueil : Intimités)

ange

 

Il pleure dans mon coeur

les yeux du coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s’écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Paul Verlaine

Romances sans paroles

Coeur brisé

2008 :-))))

2008

Les mois de l’année

Janvier pour dire à l’année « bonjour »

Février pour dire à la neige « il faut fondre »

Mars pour dire à l’oiseau migrateur « reviens »

Avril pour dire à la fleur « ouvre – toi »

Mai pour dire « ouvriers, nos amis »

Juin pour dire à la mer « emporte – nous très loin »

Juillet pour dire au soleil « c’est ta saison »

Août pour dire : « l’homme est heureux d’être l’homme »

Septembre pour dire au blé « change – toi en or »

Octobre pour dire « camarades, la liberté »

Novembre pour dire aux arbres « déshabillez – vous »

Décembre pour dire à l’année « adieu, bonne chance »

Et douze mois de plus par an

Mon fils

Pour te dire que je t’aime.

Alain Bosquet

bonne année

Décembre

 

chevaux

Le givre étincelant, sur les carreaux gelés,
Dessine des milliers d’arabesques informes;
Le fleuve roule au loin des banquises énormes;
De fauves tourbillons passent échevelés.

Sur la crête des monts par l’ouragan pelés,
De gros nuages lourds heurtent leurs flancs difformes;
Les sapins sont tout blancs de neige, et les vieux ormes
Dressent dans le ciel gris leurs grands bras désolés.

Des hivers boréaux tous les sombres ministres
Montrent à l’horizon leurs figures sinistres;
Le froid darde sur nous son aiguillon cruel.

Evitons à tout prix ses farouches colères;
Et, dans l’intimité, narguant les vents polaires,
Réchauffons-nous autour de l’arbre de Noël.

Louis Honoré Fréchette

neige

Poème: 1er Novembre

Poème: 1er Novembre dans Poésie pict6715


Je vois des vagues de fleurs
dans les méandres d’une chanson.

Une chanson éloquente
Une chanson de douce mélancolie
Imprégnée de souvenirs…

Les vivants saluent les morts.
Des fleurs veloutées aux couleurs chaudes
embrassent les pierres tombales glaciales.

Et mon coeur fredonne avec…
met en sons ce que je ne peux pas dire

Le coeur de l’âme se mêle à l’air gris
tout se mêle avec les vivants.

Et comme on l’espère!
oui, on l’espère…
réchauffe les morts.

Toon Callewaert

pict6713 dans Poésie

 

Automne

 

Automne

Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon,
Après d’ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l’encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été

O temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d’oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.

René Guy Cadou

Automne

La Seine

La Seine

La Seine…Les pontons s’en vont vers la colline
Qui borne l’horizon d’un profit bleuissant.
Le fleuve tourne au pied du coteau frémissant
De l’Avril qui renait au sein de l’aubépine

Dans le rouge reflet du soleil qui descend,
Monte, noire, fumeuse et vivante, l’usine.
La fumée et le ciel se teintent de sanguine ;
Une maison se dresse et sourit au passant.

La Seine

Comme de ce vallon monte la vie, et comme
L’oeuvre de la nature et le travail de l’homme
S’unissent, dans un ton de rouille vespéral !

On devine, parmi la paix et le silence,
La chanson des oiseaux qui sortira du val
Pour apporter l’amour à l’humaine souffrance.

La Seine

Premier poème de Louis Aragon, écrit en 1915, à l’âge de 18 ans

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Auteur :

alicee

Ligue française contre la sclérose en plaque

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